Charlotte Olympia, divines chaussures
Délicate rousse au teint poudré, à la bouche carmin, et accro au style rétro, Charlotte Dellal, est la créatrice glamour de la marque de chaussures Charlotte Olympia. Créée en 2006, la griffe luxe aux designs raffinés et extravagants connaît un succès fulgurant et conquiert les pages glacées des magazines branchés, comme le cœur des stars qui ne ratent jamais une occasion de fouler le tapis rouge, les souliers de la it-créatrice aux pieds.
Fille de l’ex-mannequin des années 70, Andrea Dellal, et sœur aînée de la party girl aux tempes rasées Alice Dellal, la jeune anglo-brésilienne pourrait se vanter de son CV très jet-set. Mais la belle rouquine préfère se tourner vers les ateliers de création, laissant à sa cadette le soin d’écumer les clubs hype londoniens. Car Charlotte est une créatrice intègre qui doit – certes - sa réussite à son carnet d’adresses bien fourni, mais surtout à son talent : elle a été formée à la très réputée Cordwainers, probablement l’une des meilleures écoles de création de la chaussure au monde.
Dès son lancement en 2006, la marque triomphe aux pieds des papesses fashion Sarah Jessica Parker et Kate Moss : c’est la consécration. La clé du succès de cet oiseau rare de la mode ? Un style rebelle qui refuse de se plier à la dictature des tendances. Charlotte Dellal réalise des souliers à son image : celle d’une pin-up échappée d’un cartoon. Un savant mix entre Dita Von Teese et Betty Boop: sexy et glamour, elle maîtrise les codes de la vamp hollywoodienne (talons haut-perchés, larges patins découpés et motif léopard sont les codes de la maison) ; mais toujours avec une touche d’humour – anglais – pour un look jamais premier degré.
Alliant ainsi glamour rétro et modernité des coupes, Charlotte Dellal confesse son fétichisme pour les années 40, et plus précisément les années d’après guerre. Extravagantes et parfois surréalistes, les chaussures de Charlotte sont de véritables toiles sur lesquelles elle peint ses humeurs et marie couleurs et matières avec art.
Semblables à des bonbons acidulés, il est difficile de ne pas succomber au style espiègle et sexy des chaussures Charlotte Olympia : stilettos en satin vert gazon, souliers-chats avec oreilles pointues et moustaches mutines intégrées, patins plaqués or… La palme du spectaculaire revient tout de même aux fameux escarpins « Banana is my Business » inspirés de la très tutti-frutti chanteuse Carmen Miranda. Patchwork de bananes, pastèques et ananas en python, ces souliers ensoleillés sont devenus les fétiches de toutes les fashionistas fortunées. Avec ses premières paires à partir de 550 euros, nous, on se contente de se lécher les babines…
Vous reprendrez bien un peu de salade de fruit ?




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