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Tête de mule !


Certains préjugés fashion ont la peau dure. Et même si les créateurs déterrent du subconscient de nos armoires certaines pièces scabreuses pour les réhabiliter sous les spotlights des podiums, il n’en demeure pas moins que nous,  vulgum pecus, restons frileux devant cette rédemption par le chiffon.

Mules minimal-chic à doubles brides Perlato, 89 euros sur Sarenza.com

Mules minimal-chic à doubles brides Biez de Perlato, 89 euros sur Sarenza.com

Fashionista avisée, ou simple coquette, à chacune son blocage mode ! Vestige d’un traumatisme de l’enfance ou des séries télé vintage, ces pièces font résonner dans nos esprits nos pires souvenirs de sapes tue-l’amour: la jupe-culotte, la salopette, les épaulettes … ou encore les mules !

Et pourtant, le génie des couturiers nous fait souvent réviser notre jugement et retourner notre veste.

Claquettes coutures à gros noeud MySuelly, 160 euros sur Sarenza.com

Claquettes coutures à gros noeud Bianca de MySuelly, 160 euros sur Sarenza.com

Souvenez-vous des épaulettes. Avant : c’était la quintessence du ringard des années 80, outrées, rigides elles nous rappelaient instantanément un mauvais clip de variet US… Aujourd’hui : passées dans le blender mode des créateurs… elles s’adoucissent, s’affinent et se montent pour peaufiner une silhouette graphique rendant hommage à Thierry Mugler, Montana et Madonna période JP Gaultier.

Mules compensées Pura Lopez, 194,50 euros sur Sarenza.com

Mules compensées Crispa de Pura Lopez, 194,50 euros sur Sarenza.com

Quant à la taille haute, hier réservée aux jeans neige de Kelly Kapowski, elle est devenue un incontournable glamour pour qui veut allonger ses jambes en jupe crayon ou pantalon large à pli.

Reste l’affaire de la mule.

Jamais avare en expérimentation mode, je ne suis pas habituée à me dégonfler lorsqu’il s’agit de partir à l’assaut des nouvelles tendances. Mais il y a quand même des cas où ça coince.

A priori, elles (les mules) et moi, nous n’avons rien en commun et j’avoue qu’elles me font immédiatement penser aux petits sabots orthopédiques que ma grand-mère chaussait pour aller faire son jardin.

D’autant plus que la mule découvre (et je parle pour moi) une partie de l’ anatomie qui n’est pas la moins ingrate : le talon. Craquelé par la rigueur de l’hiver, parfois rugueux à cause des kilomètres sillonnés à travers ville sur talons de 12, elles exigent un passage d’office par la case pédicure.

Enfin, il faut avouer que ces sandales sans lanières sont de véritables «casse-gueule» dès qu’il s’agit de jouer les équilibristes sur le pavé.

Mules en cuir verni irisées sixties Mellow Yellow 169 euros sur Sarenza.com

Mules en cuir verni irisées sixties Krystal de Mellow Yellow 169 euros sur Sarenza.com

Malgré tous mes aprioris, il me vient à l’esprit les films en noir et blanc et leurs divas hollywoodiennes, en déshabillé de soie et mules à houppette de plumes, prêtes à recevoir dans leur boudoir coquet.

Je repense aussi aux pin-ups fifties en denim brut ourlé aux chevilles, petit chemisier vichy noué à la taille et lunettes paillon, chaussées de mules ouvertes à talons hauts.

Mules Paul & Betty, 200 euros sur Sarenza.com

Mules Poupsy bis de Paul & Betty, 200 euros sur Sarenza.com

Jusqu’aux socques seventies très Flower Power à larges plateau de bois ou de liège des égéries bohème aux cheveux crêpés et jean patte d’eph’, arpentant Haight-Ashbury, le quartier hippie de San Fransisco.

Mules seventies à patte de golf Saviolla de French Connection, 113 euros.

Toutes ces figures féminines ont forgé ma passion pour la mode et son histoire et finalement, je me dis que les mules ne sont peut-être pas réservées qu’aux bimbos de la côté Tropézienne.

Et si cet été, on arrêtait de faire nos têtes de mule ?

Tags: glamour, mode, mules

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