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Very Sexy ITW / Terry De Havilland


coquine

A l’occasion de l’inauguration de notre brûlante boutique Very Sexy Shoes, nous avons  confié au designer anglais Terry de Havilland, le soin de confectionner en exclusivité pour Sarenza, une paire de mules vertigineuses et scandaleusement sexy. Nous sommes allés à la rencontre du « Rock’n roll Cobbler » pour prendre quelques cours de sex-appeal à la sauce Worcester…

*Le pape du Glam*

Porter du Terry de Havilland, c’est un peu comme faire sa profession de foi rock : un manifeste fashion que les anticonformistes brandissent comme un étendard au bout des pieds.

Pour faire court, on osera dire que Terry est au glam rock ce que Vivienne Westwood est au punk : un concentré d’excentricité british qui réveille les codes bourgeois de la mode au poil à gratter underground. Incendiaire et un poil provoc, la femme Terry de Havilland, c’est la beauté des contraires : un peu comme une vamp hollywoodienne qui aurait troqué son porte-cigarettes contre une pinte de bière. C’est Rita Hayworth, dans Gilda, qui trinquerait avec Debbie Harry dans un bouge clandestin. Terry, c’est enfin l’homme qui a mis des talons à David Bowie et Jackie O.

Terry aime par-dessus titiller les codes bourgeois, frotter les tailleurs en tartans au poil-à-gratter libertaire. Nous nous sommes empressés de lui demander sa vision de la femme sexy.

 

* Entretien avec le plus « charming» des provocateurs made in UK *

Sarenza : Dans les années 70, vous avez mis des platform shoes aux garçons, est-ce que vous êtes peu recommandable ?

Terry de Havilland : Parfaitement !  Je suis infréquentable puisque je créé des Fuck Me Shoes –en vrai, Terry est aussi adorable qu’accessible- ! Chatouiller les conventions sociales, ça m’amuse!

S : On ne porte jamais de chaussures TDH par hasard, c’est un vrai manifeste rock. A quoi ressemble la femme TDH?

TDH : Exactement, sous la semelle de chacune de mes chaussures, il y a un petit bout d’histoire du rock ! Mes chaussures sont très théâtrales –ne cherchez pas de petit basique passe-partout chez Terry De Havilland, ce n’est pas le genre de la maison-, elles sont taillées pour la scène et les femmes qui les portent leur ressemblent : des femmes sûres d’elles, des femmes de pouvoir… parfois même un peu dangereuses !

S : Sexy Shoes ou Fuck Me Shoes?  

TDH : Fuck Me Shoes ! La première fois que j’ai entendu cette expression, c’est dans les années 70, lorsque la femme de mon fils est partie en week-end chez Miles Davis et sa femme Betty Davis. Lorsque Betty a vu les chaussures de ma femme (des Terry de Havilland), elle s’est exclamée : ” où donc as-tu trouvé ces Fuck me Shoes ?”

S : Et ces fameuses mules Fuck You (sur une semelle)/ Fuck Me (sur l’autre) que vous avez offertes à Kate Moss pour sa nuit de noces… vous nous en dîtes plus ? Ce clin d’œil irrévérencieux, ça lui a-t-il plu ?

TDH : Ça lui a beaucoup plus, en effet. Nous partageons tous les deux le même genre d’humour. D’ailleurs, quand elle a ouvert mon cadeau, elle a tout de suite plaisanté : « il va falloir que je fasse attention où je mets les pieds, et à qui je montre mes semelles ! ». Je crois que c’est le cadeau le plus à propos, pour une lune de miel…

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Terry De Havilland et sa femme Liz (bien chaussée!) lors de la soirée Very Sexy Shoes…

S :Qu’est-ce qui vous a décidé à collaborer avec Sarenza pour son opération Sexy Shoes ?

TDH : Ma femme Liz (qui est aussi son bras droit) et moi-même, nous adorons Sarenza, et son engagement mode. C’est un site à part, qui ose faire des choix audacieux, comme cette boutique Sexy, par exemple ! J’aime cette vision humaine et légère de la mode. Je crois que la femme TDH et la femme Sarenza sont très amies et partagent pas mal de points communs !

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Les mules Oh La La par Terry De Havilland, bientôt en vente sur Sarenza!

S : Et pourquoi avez-vous choisi une mule  plutôt qu’un escarpin ? Avec quoi on les porte?

TDH : Une mule, c’est à la fois moins consensuel et tellement plus sensuel! Je voulais créer quelque chose d’incendiaire, dont on ne puisse pas décrocher le regard, c’est pourquoi j’ai choisi ce rouge « red alert »! Et puis surtout, j’adore le Spring-O-Lator, une trouvaille géniale inventée dans les années 50 (un élastique ingénieusement cousu sur la semelle intérieure, qui tient le pied collé au talon comme par magie), ça créé une démarche vraiment sexy !

On peut les porter avec une tenue très sexy, mais avec un jean brut à revers, ça marche aussi !

S : En France, le terme Fuck Me Shoes rebute un peu, vous pensez que les françaises sont frileuses quand il s’agit d’assumer leur sex-appeal ?

TDH : Je ne crois pas, en tout cas cette jeune fille ne l’est pas (il montre la mannequin accorte et court-vêtue qui incarne la Coquine lors de notre événement) mais je ne peux pas vous dire, je n’en ai pas connu beaucoup. En revanche je connais très bien les anglaises qui sont loin d’être frileuses. Ce sont des femmes fortes et libérées… et j’aime beaucoup ça !

S : Quelle est votre icône sexy absolue ?

TDH : Mais toutes les femmes ont une flamme sexy qui brûle en elles !

S : Votre fashion commandement aux femmes pour être sexy ?

TDH : C’est un je-ne-sais quoi don’t je n’ai pas la clé, mais c’est quelque chose en rapport avec la confiance en soi. Rien n’est plus sexy qu’une femme sûre d’elle.

S : Et pour les hommes ?

TDH : Ça vaut pour eux aussi !

 

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Crédit photos: Sarenza

 

 

 

 

 

 

Tags: Fuck Me Shoes, sexy shoes, Terry De Havilland

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