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1 heure avec Inès Olympe Mercadal


C’est une jolie brune perchée sur des talons, mais au-delà d’une passion pour la hauteur, c’est aussi un métier auquel était prédestinée Inès Mercadal.

BellaMercadal
Héritière de la maison familiale Atelier Mercadal, qui a connu ses premières heures de gloire dans les années 80 et 90, la jeune femme s’est lancée dans la chaussure après des études de lettres, il y a quatre ans. « Je suis très attachée à l’héritage de la famille », raconte la Parisienne, qui travaille au quotidien avec sa mère, Marie-Laure Mercadal. « Heureusement, nous nous entendons parfaitement bien ». Mère et fille partagent en effet le même goût sûr pour « les beaux objets » que sont les chaussures, de l’escarpin à la ballerine, des compensées aux sandales, et le même atelier, dans le cosy dix-septième arrondissement de la capitale.
esacrpin rose santiag
« Dans chaque collection, il y 80 modèles, adaptés à toutes : mollets ronds, pied fin ou fort, on trouve de tout », précise la jeune créatrice, qui préfère, d’ailleurs, le terme plus traditionnel de « chausseur. »
Si sa mère est en charge de la collection classique, Inès Mercadal, quant à elle, a eu la bonne idée de lancer ses modèles vintage, redonnant vie aux best sellers de son grand-père, chausseur espagnol venu s’installer en France. C’est sur le terrain, en accompagnant sa mère dans les usines, en regardant le savoir-faire des ouvriers qu’elle a appris son métier, ayant « grandi avec l’odeur de colle et le bruit des talons que l’on cloute. »
décor 1
Elle surfe avec un bonheur non dissimulé sur une vague de nostalgie, un amour vrai des belles choses d’avant, qui se traduit aussi au quotidien dans son look rétro savamment entretenu : grosses lunettes, rouge sombre sur les lèvres, chignon volumineux, utilisation sans limite d’accessoires. « Petite, je voyais ma mère avec ses vestes épaulées, ses hyper ceintures. Je me suis fantasmée en femme des années 80 ! », s’amuse la jeune femme. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si son modèle préféré est l’escarpin Elena, en fluo, hymne à la décennie Palace.
compensées rose
Mais si elle aime indéniablement la mode, Inès Mercadal ne l’imagine que portable. « Mes chaussures sont en contact avec le bitume, le pavé, le béton. Elles doivent être adaptées à la femme citadine », détaille-t-elle. Entre taxis à attraper, restaurants chics à écumer, rendez-vous avec ses clients en province et projet de disque, l’héritière Mercadal a quand même trouvé le temps de mettre sur pieds un partenariat avec une grande marque de collants, pour une collection garantie sexy chic à venir en 2014. “La continuité de la chaussure, autant qu’un défi personnel”, estime Inès Mercadal.
Reportage et photos : Salomé Garel
Tags: 1 h avec, atelier mercadal, chaussures créateur

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