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Journée d’une Femme : Hélène DG de Sarenza


 Plus qu’importante, la Journée de la Femme, est primordiale pour rappeler nos valeurs et notre engagement en faveur de l’égalité des droits homme-femme chez Sarenza

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Et parce que derrière cet engagement se cache notre Directrice Générale Hélène Boulet-Supau, féministe engagée, prix Veuve Clicquot 2013 de la Femme D’Affaire De L’Année et véritable actrice majeure du e-commerce français, nous sommes très fiers de laisser la parole à une femme de tête qui en a sous les talons !

Sarenza : Tu dis pour plaisanter que tu dois ton choix de carrière d’entrepreneur à une publicité – les déos Vie Active - C’est le cliché glam de la femme active qui t’a séduite ?

Hélène Boulet-Supau : C’est plutôt la Femme Des Années 80 comme la chantait Sardou. Dans cette nouvelle conquête de sa vie professionnelle, c’est la femme qui veut TOUT sans concession : une vie amoureuse, un travail qui la passionne et des enfants !

 Cette image “zéro défaut” de l’executive woman, existe-t-elle vraiment, où est-ce  une construction masculine fantasmée ?

Elle n’a jamais vraiment existé ailleurs que dans les films. Quand on est une femme et qu’on a de grosses responsabilités, même si on veut tout, on ne peut pas tout faire. On n’a plus le temps de faire les boutiques, ni des soins en institut. Bien sûr, il y a des exceptions, mais le propos premier de la femme entrepreneur, ce n’est pas le glamour, c’est d’être reconnue pour ses compétences. A contrario, à l’époque à laquelle j’ai commencé dans la finance, il a fallu que je fasse oublier mon physique de grande blonde pour être crédible. J’ai d’ailleurs déjà déclenché la stupéfaction au milieu de tous ces hommes et lu dans bon nombre de regards : « mais qu’est-ce qu’elle fait là ? »

Et aujourd’hui, dans la vraie vie, comment a évolué la femme entrepreneur ?

Elle me semble difficile à profiler car elle a aujourd’hui d’innombrables visages et toutes sortes de parcours. C’est en tout cas une femme beaucoup plus libre. Elle s’est émancipée des stéréotypes, le regard des hommes a beaucoup changé. La femme de pouvoir n’est plus une femme égarée dans un milieu d’hommes. Dans le e-commerce, on a la chance d’être dans une configuration toute nouvelle, on échappe aux étiquettes et aux stéréotypes !

_DSC4894Existe-t-il un entrepreneuriat féminin ?

L’entrepreneuriat est bien plus une question de personnalité que de genre. Comme dans la Fable du Loup et du Chien, les entrepreneurs sont ceux qui préfèrent la liberté au confort domestique ! C’est le moteur de notre satisfaction professionnelle, bien avant la sécurité. A mon sens, la seule vraie problématique, c’est celle du congé maternité.

Ta définition de l’entreprise moderne ?

C’est une entreprise qui s’intéresse à ses talents aussi multiples et variés soient-ils, sans aucune discrimination quelle qu’elle soit, et qui cherche à les développer. C’est une entreprise qui s’adapte à la société, à la demande, à la concurrence et aux conditions de marchés de toutes sortes.

 Se revendiquer féministe aujourd’hui en France, c’est encore d’actualité ou le féminisme c’est ringard ?

Pour moi, ça a toujours été et ça reste essentiel ! Il s’agit de revendiquer l’équité de nos droits et notre liberté. Nous en sommes encore loin. On reste très figé dans les stéréotypes féminins et masculins. Pourquoi la femme devrait-elle occuper davantage les postes en communication plutôt qu’en informatique, par exemple ? Aujourd’hui encore, les pouvoirs politiques et économiques sont occupés en majorité par des hommes de plus de 55 ans car l’accès des femmes aux grandes écoles ne s’est pas développé avant la fin des années 70… et ne parlons pas des tâches ménagères qui sont inconsciemment attribuées aux femmes : messieurs, descendre la poubelle prend 3 malheureuses minutes alors que surveiller les devoirs, ça prend des heures !!!

 A-t-on le droit de se planter au travail quand on est une femme ?

J’aime renvoyer à la citation de Françoise Giroud  “La femme sera vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignera une femme incompétente.”

 Femme ambitieuse, femme dangereuse ?

Evidemment, l’ambition renvoyée aux femmes perd toute la valeur positive qui lui est attribuée lorsqu’elle est revendiquée par les hommes ! A nous, on nous demande de rester discrètes.  C’est pour ça qu’il faut continuer à être féministe. L’ambition c’est vouloir plus et plus loin, c’est très positif !

Qu’est-ce qui a changé dans ton engagement en faveur des femmes depuis ton prix Veuve Cliquot de femme de l’Année ?

Ce qui est très différent, c’est qu’avant c’était purement personnel. Aujourd’hui c’est devenu un vrai sujet chez Sarenza où nous avons à cœur de défendre l’équité et le respect, aussi bien de la femme que de l’homme.

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Virginia Wolf disait : « Il est néfaste d’être purement un homme ou une femme ; il faut être femme-masculine ou homme-féminin »… à l’image du tandem que vous formez à la direction de Sarenza avec Stéphane Tréppoz. C’est ça le secret de la réussite ?

Le secret, c’est  la complémentarité et le respect ! Je ne suis pas très à l’aise avec les qualités intellectuelles qu’on attribue respectivement aux femmes et aux hommes.

Tu aurais donné autant de ta personne si ça n’avait pas été pour des chaussures ?

J’avoue que le sujet m’intéresse particulièrement. C’est la collectionneuse de pas moins de 80 paires de chaussures qui vous parle ! Mais la vérité, c’est qu’il y a tellement de choses qui m’intéressent que je n’aurai assez de toute ma carrière pour tout faire !

Ton regard sur la mode, il a changé depuis Sarenza ?

C’est surtout mon placard à chaussures qui a changé : Je porte plus de talons, et ma collection s’est beaucoup étoffée !

Et pendant tes journées off, que fais-tu ?

Elles sont très remplies par le temps que je passe avec mes enfants. Je fais aussi de la course à pied et je lis beaucoup. Et pour me ressourcer, je  pars  là où il y a de l’eau et de la verdure !

D’Olympe de Gouges à Beyoncé, voici le portrait Girl Power de notre Directrice bien aimée.

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La femme qui t’inspire ?

Il y en a plusieurs, des combattantes dont le parcours m’inspire: Marie Curie, Olympe de Gouges, la Veuve Cliquot, Sheryl Sandberg -directrice générale Facebook – ou encore Simone Veil pour ne citer qu’elles !

La femme à qui tu aimerais piquer le dressing ?

Inès De La Fressange.

Mélanie Griffith dans Working Girl ou Meryl Streep dans Le Diable S’Habille En Prada ?

Plutôt Julia Roberts dans Erin Brokovitch et Jennifer Lawrence dans Hunger Games !

Bree Van De Kamp dans Desperate Housewife ou Samantha Jones dans Sex and The City?  

Samantha Jones me fait hurler de rire… mais j’ai une vie plus rangée ! Je dirais plutôt CJ Cregg dans A La Maison Blanche.

« Femme Libérée » de Cookie Dingler  ou « I’m a Survivor » des Destiny’s Child ?

I’m a Survivor et Beyoncé !

Ce que veulent les femmes ?

TOUT (être libres et elles-mêmes !)

 Et les hommes, dans tout ça, on les met où ?

Ni au-dessus, ni en-dessous : à côté…voire tout contre !

 Sinon, on fait quoi pour les femmes, les 364 autres jours de l’année ?

On pousse l’ambition, le talent, les idées et la prise de parole !

 

 

Tags: chaussures, Hélène Boulet-Supau, journée de la femme 2014

Ils ont commenté

  1. #1 Elise:

    La meilleure maman du monde!
    The best mum of the world!

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