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1 heure avec Léo et Jean-Baptiste, (ré)créateurs de Startas


Startas, la reine des Balkans is back
jean-baptiste
Quand Jean-Baptiste Lafitte, étudiant en commerce, tombe amoureux de la Croatie lors d’un échange universitaire en 209, il ne fait pas les choses à moitié : il tombe aussi amoureux d’une petite basket née dans les années glorieuses du socialisme et qu’il découvre avec un plaisir non dissimulé.

 

startas bleue

 

Et pour cause, après une naissance en 1976 sous les meilleurs auspices à l’usine de Vukovar, fondée par les géants frères Bata, cette basket en toile et caoutchouc naturels a connu ses heures de gloire lors des JO universitaires de 1987, devenant tennis officielle… avant de sombrer avec les terribles années de guerre qu’ont connu les Balkans et qui ont ravagé l’usine mythique.

 

startas logo

 

Au moment où Jean-Baptiste, vite rejoint dans son projet par Léo de Bévillon, un ami qui a quitté IBM pour tenter l’aventure, visitent l’usine d’État, 1000 ouvriers travaillent toujours- sur les 22 000 au paroxysme de la manufacture.

 

léo

 

Un projet de relance étatique a repris – et cartonne – depuis 2008, redonnant du travail à des ouvriers locaux, des Croates mais aussi des Serbes.
De leur côté, les deux entrepreneurs s’imaginent déjà distribuer la marque en France : ils ont un vrai coup de coeur pour l’histoire du produit et ne manquent pas d’idées pour le moderniser.

 

jean-baptiste vitrine

 

“Après 4 ans de relance, on était étonné que les chaussures ne soient pas encore arrivées en France. On a demandé une licence de distribution et on l’a obtenue”, raconte Jean-Baptiste. Sur place on leur dit qu’ils sont fous de travailler avec l’État… Mais deux ans après, pas de regret pour le duo : les baskets Startas sont distribuées en France dans une quarantaine de points de vente, -“en 7 mois, c’est super”, s’enthousiasme Jean-Baptiste-, et déjà aux pieds des accros de sneakers.

 

startas imprimées

 

Le duo est au coeur du processus de création : imprimés, noeuds pap’ ajoutés en accessoires assortis au tissu, ils pensent à tout et proposent leurs bonnes idées à la maison mère, ravie de voir son modèle partir sous les cieux du Japon, de la Belgique, de la Grèce, de la Corée du Sud, des Pays-Bas etc. Le prix plus qu’abordable, 50 euros, sur lesquels ils gagnent “une faible marge”, est le gage de leur engagement et bonne volonté dans ce projet. Car ils tiennent à ce travail fait à la main sur place, dans la lointaine Croatie d’où tout est parti, et refusent l’idée de “délocaliser en Chine, où cela reviendrait trois fois moins cher”.

 

startas malle

 

Les deux associés aiment l’idée de rester sur des modèles vendus à petite échelle, en fabriquant environ 2000 paires de chaque modèle. Leur credo? Sortir des sentiers battus et de la sneaker forcément américaine : ils se revendiquent avec humour les créateurs de sneaker non-alignée!

 

léo et Jean-Baptiste

 

“La France, avec ses 6 paires de chaussures achetées par an est l’un des plus gros consommateurs du monde”, avancent-ils. Un bon point. Sans compter l’avidité des fashionistas à trouver LE produit qu’on ne trouve pas ailleurs. “Nos clients sont plutôt jeunes, plutôt des femmes. Nos imprimés sont à la fois inspirés de la culture maritime des Balkans, mais aussi des aspirations françaises, avec des imprimés originaux, mais légers, pas mal en noir et blanc”, explique Léo. Leur carton plein? Le modèle “hirondelles” pour lequel les magazines féminins se sont enthousiasmé. Un petite touche d’humour et de poésie à porter aux pieds.

 

startas hirondelles

 

Pour rencontrer les fondateurs de Startas France et découvrir leurs baskets créatives et légères, une boutique éphémère 17 rue des Blancs Manteaux (jusqu’au 4 mai) est ouverte dans le Marais, à Paris, présentant les modèles phares de la collection printemps-été… et disponible toute l’année chez Sarenza !

 

startas hirondelles

 

Reportage et Photos : Salomé Garel
Tags: 1 h avec, baskets en toile, baskets mode

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