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Rencontre avec Noémie Sockeel, fondatrice de Hippie Ya


En matière de style, certaines histoires sont si jolies qu’elles méritent d’être partagées. Aujourd’hui, on vous raconte le parcours de Noémie, une super-maman passionnée de mode qui est à l’origine de la marque Hippie Ya, une belle success-story made in France.

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Bonjour Noémie, peux-tu nous raconter les débuts de ton aventure ?

L’aventure Hippie Ya a réellement débuté en mai 2014 lorsque j’ai commencé à coudre. J’étais en congé maternité et en pleine réflexion pour créer un produit mode, quelque chose que l’on ne trouve pas en France. Je travaillais dans le milieu du commerce et des produits cosmétiques, je n’étais donc pas une couturière dans l’âme. Malgré tout, j’ai toujours eu des affinités avec la mode, je surfais beaucoup sur les blogs étrangers et cherchais toujours la pièce à dénicher avant tout le monde. Mais ma grande révélation a vraiment été Instagram où j’ai pu dénicher de nouvelles marques et faire découvrir ce que je shoppais.

Avant de me lancer, j’ai moi-même acheté des mocassins aux USA mais je me suis vite rendue compte que ça coûtait très cher. Lancer ce produit essentiel en France était primordial pour moi. Et puis, pour ne rien vous cacher, j’avais surtout envie d’avoir des mocassins de toutes les couleurs pour mes filles (rires). Je me suis donc offert ma première machine à coudre industrielle avec mes économies et je me suis installée dans mon grenier où j’ai commencé à coudre sur des bases créées par mon mari (ce dernier est podologue ndlr). On a fait 3-4 prototypes avant d’arriver à un résultat concluant.

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Comment expliques-tu ce succès si rapide ?

Disons que nous étions là au bon moment. Sur Instagram par exemple, c’était la vraie période où il fallait être présents et actifs. Ensuite, il est devenu beaucoup plus difficile et compliqué de se démarquer de ce qui avait déjà été fait. Très vite, j’ai voulu faire du teasing sur le mocassin que nous venions de créer pour être la 1ère sur ce marché qui n’existait pas encore en France. Après le premier modèle sorti, nous n’avons eu de cesse de nous améliorer. Je suis quelqu’un de très exigeant, je demandais toujours à mon mari “Peux-tu refaire ça ? Et aussi ça ?…etc.” (rires). Dès le début, nous avons voulu instaurer une vraie identité de marque, un univers reconnaissable. Notre vrai secret ? Nous investir à 200% dans notre projet. Et puis, il faut dire qu’il y a également un véritable engouement pour le fait-main…

Et aujourd’hui, tu fais tout toute seule ?

Non. J’ai commencé en tant qu’auto-entrepreneur pendant 6 mois et puis nous avons vite été dépassés. La société générait trop de chiffre, nous avons donc changé de statut (SAS) pour nous agrandir. Aujourd’hui, je suis entourée par des personnes qui m’aident pour la communication et les relations presse. Côté fabrication, je continue à produire moi-même un petit peu, mais la grande nouvelle est que nous travaillons depuis peu avec un atelier du Sud de la France qui fabrique pour nous afin de pouvoir produire à plus grande échelle. Depuis 4 mois, nous sommes en étroite collaboration avec eux pour parvenir à recréer un mocassin identique à celui que je fabriquais. C’est un processus très long et pas toujours évident mais je suis très contente d’avoir pu trouver cette usine française qui travaille avec une qualité exemplaire. Il s’agit d’un atelier de 16 couturières qui s’investissent de tout cœur dans le projet Hippie Ya. Les relations humaines priment avant tout, c’est très important…

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Raconte nous ta journée type en tant que fondatrice de Hippie Ya…

Je n’ai pas vraiment de journée type, cela varie. Je commence à répondre à mes mails dans mon lit dès le réveil. Ensuite, je prépare mes filles : l’aînée va à l’école et la plus petite reste avec moi. Je la prends sous le bras et on va à l’atelier pour travailler. J’attaque les commandes qui doivent partir le jour-même et il m’arrive de faire encore un peu de couture avec les coloris qui n’ont pas encore été transmis à notre nouvel atelier. La matinée passe relativement vite. Je me charge de l’envoi des colis à midi  puis je file chercher ma fille à l’école pour le déjeuner. L’après-midi, je passe mes appels importants pendant la sieste de la plus petite, je fais un point avec l’atelier et je continue de checker notre compte Instagram toutes les 10-15 minutes car c’est une activité qui demande une attention régulière. Enfin, je travaille sur les nouveaux modèles, notamment  la « booties » et sur toute la collection Printemps-Été 2016 à venir. En ce moment je suis aussi un peu ralentie par ma grossesse, je suis enceinte de 7 mois (rires).

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Une vraie mompreneur !  Où puises-tu ton inspiration ?

Un peu partout ! J’aime surfer sur Internet pour découvrir des univers qui sortent de l’ordinaire. Je fais aussi régulièrement des salons. Nous avons les bons basiques qui sont renouvelés chaque saison, et s’ajoutent à eux les nouveaux modèles aux coloris pep’s surfant sur les grosses tendances du moment. Nous travaillons avec une tannerie végétale de haute qualité pour produire des collections à la fois fun et intemporelles.

As-tu un modèle favori ?

Le mocassin Camel. Je trouve que le marron montre l’authenticité du cuir, il vieillit très bien, il devient patiné et c’est très joli. Mais aujourd’hui, mon produit rêvé n’est pas encore fait. Je réfléchis beaucoup à l’élaboration d’une chaussure qui serait toujours dans cette optique de produit amérindien mais avec une semelle plus renforcée.

Quelles sont les valeurs principales de Hippie Ya ?

Fun, authentique, intemporelle. Nos mocassins sont des basiques tendances.

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As-tu dû faire face à certains obstacles pendant la création de ton entreprise ?

Ce qui était le plus dur c’était la longueur de mes journées au début, je terminais à 5h du matin. Je prenais du temps la nuit pour pouvoir coudre. Plus je voyais que les gens appréciaient, plus je travaillais pour les satisfaire et sortir de nouveaux modèles. La couture aussi était particulièrement dure. J’allais voir mon ostéopathe tel un grand sportif après être restée des heures à coudre le dos courbé (rires). Ce qui est compliqué c’est de tout bien faire, tout mener à bien. Finalement, si je ne devais retenir qu’une chose c’est qu’il n’y a pas vraiment de note négative : je suis avec mes enfants et je fais ce que j’aime. C’est juste que cela prend beaucoup de temps.

Comment imagines-tu Hippie Ya dans 10 ans ?

Dans l’idéal, j’ai un petit rêve. J’aimerais avoir une boutique Hippie Ya à Tokyo et à Paris, l’un ne va pas sans l’autre. À Paris car c’est une évidence et à Tokyo car c’est un pays qui me touche depuis des années et des années. Mon mari y est déjà allé plusieurs fois, et notre rêve c’est d’y aller ensemble. Nous nous retrouvons à 100% dans la mentalité japonaise, la culture… Je pense néanmoins que j’ai besoin de temps avant d’ouvrir une boutique quelque part. Je dois encore travailler, ce n’est qu’un rêve pour le moment (rires).

Dans la vie, tu es plutôt à plat ou perchée ?

À plat !

As-tu une paire fétiche dans ton dressing shoes ?

Une paire de Converse basse. Je les traîne partout et j’aime qu’elle soit usée. Ou sinon des ballerines Repetto, qui ont du vécu. Bref, des intemporels dont on ne se lasse pas !

Et si Hippie Ya était un lieu ?

Je pense que ce serait Paris. C’est la capitale de la mode.

Un cocktail ?

Un cocktail basique mais ultra fun. J’aime beaucoup le mélange des genres. Donc pourquoi pas un mélange explosif entre des fruits exotiques frais : de la pastèque car j’adore ça, de la pomme pour son côté doux et de la banane.

Une chanson ?

Au démarrage de Hippie Ya, je faisais mes créations en écoutant  l’album de Jane Birkin “Mes images privées de Serge”. Je l’écoutais en boucle.

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Quelles sont tes icônes françaises ?

Vanessa Paradis et Charlotte Gainsbourg. J’aime leur attitude, leur style et leur état d’esprit. C’est un tout.

Pourquoi te retrouves-tu dans l’ADN Sarenza ?

J’ai vraiment accroché avec l’équipe Sarenza que j’ai pu rencontrer. Nous avons beaucoup échangé, et j’ai beaucoup aimé le côté start-up, jeune et dynamique. Cela me ressemble aussi. Je suis cliente Sarenza depuis des années. Je trouve le site vraiment bien fait, le rapport client est parfait. Les retours aujourd’hui sont particulièrement positifs, et me conforte dans le choix d’être sur Sarenza.

Merci Noémie, le plaisir est partagé ! ❤

Un coup de cœur pour Hippie Ya ? Foncez droit sur Sarenza pour shopper votre paire de mocassins !

 

Tags: créatrice, enfants, entreprise

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